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AKBAR, Empereur du Hindoustan

AKBAR, Empereur du Hindoustan dans Histoire Akbar

Peu de monarques façonnèrent le destin de l’Inde comme le fit l’Empereur Jalālu d-Dīn Muḥammad Akbar. Guerrier inspiré, poète et homme de foi, la figure providentielle de l’empereur Akbar ne fut pas sans rappeler au petit peuple du Hindoustan de la fin du XVIème siècle, la figure radieuse du Dieu Krishna.

Et de fait son règne fut celui de l’Union des spiritualités car il puisait au cœur de la doctrine soufie la conviction du lien intrinsèque unissant les grandes religions de son vaste empire. C’est pourquoi il ira jusqu’à professer une doctrine de l’unité suprême baptisée ‘Tauhid-I-Ilâhî’ (Le Divin Monothéisme). Et il donnera la parole dans sa ‘Ibadat Khana (maison d’adoration) temple de l’Unicité construit sur les hauteurs de  Fatehpur Sikri, à des représentants de tous les courants religieux. Hindous, musulmans, jaïns, mazdéens et même jésuites se presseront à ses assemblées du jeudi .

Mais si l’Empereur Akbar rappelle la figure du Dieu Krishna, c’est aussi par son union avec la princesse Rajput, Mariam-uz-Zamani avatar de la déesse Radha en son temps par la grâce et la présence d’esprit. Cette union amènera la concorde entre les princes rajputs hindous et l’empire moghol conquérant. Cette union est célébrée dans les fables populaires indiennes et l’hommage le plus récent est celui du cinéaste indien Ashutosh Gowariker dans son film ‘Jodha Akbar’.

La bande originale est du compositeur mondialement renommé, A.R Rahman et la chanson ‘Khwaja Mere Khwaja’ (Ô Saint Kwaja) est une formidable ode mystique telles qu’ils s’en élevaient de la cour de l’Empereur Akbar qui abritait les neufs joyaux de son temps, poètes, musiciens et intellectuels parmi lesquels Tansen le père de la musique classique indienne.

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La démocratie à l’épreuve des lois cosmiques

La démocratie à l'épreuve des lois cosmiques dans Histoire picasso-pablo-l-acrobate-1930

Picasso, prophète de notre ère?

La démocratie se présentant aujourd’hui comme le système de gouvernance archétype d’une civilisation avancée, le point de parachèvement permettant d’évaluer la bonification d’une société humaine, l’idéal à atteindre et à propager coûte que coûte aux peuples du monde par tous les moyens même les plus coercitifs, il nous est apparu souhaitable de mettre en perspective cet idéal avec les systèmes qui régissent l’univers, c’est après tout la moindre des choses pour un système à vocation universaliste.

La forme de démocratie ayant cours aujourd’hui est la démocratie représentative à deux assemblées née autour du VI siècle avant JC à Athènes. Cette forme de démocratie fut sans doute le moyen le plus efficace pour imposer les revendications des 40 000 citoyens d’Athènes aux quelques autres 200 000 habitants non citoyens. Et la démocratie telle que la vivons aujourd’hui est une continuité de cette lointaine oligarchie que l’on nous présente comme enrichie de la représentativité des femmes et l’abolition du statut d’esclave. Ainsi la gouvernance d’une poignée d’hommes choisis par la majorité est admise comme étant le système de gouvernance le plus équitable et le plus respectueux des droits de chacun. Et les deux assises sur lesquelles repose ce régime idéal sont; le vote et le règne des assemblées. Examinons donc la valeur de ce système de gouvernance au regard des lois qui régissent l’univers, analysons la loi des hommes à la lumière des lois cosmiques.

N’en déplaise à certains notre système solaire est régi par un souverain implacable, seul dispensateur de chaleur et de lumière et qui est à l’origine de toute forme de vie sur terre ; j’ai nommé sa majesté l’astre du jour. Ce monarque absolu règne sans partage, se dispensant volontiers d’une assemblée porteuse des revendications de ses sujets. Il ne fut en aucun cas élu ni à la grâce du scrutin nominatif ni à celle du scrutin proportionnel puisqu’il incarne le canon de la royauté de toute éternité. Et c’est non sans sagesse que les monarques de la terre depuis les temps immémoriaux et dans chaque civilisation se réclamèrent de son haut patronage. Car la première des lois régissant l’univers est celle de la hiérarchie. Les planètes soumises à l’attraction du souverain effectuent leur cérémonial dévotionnel au travers de perpétuelles révolutions. Et le suffrage n’intervient en aucun cas dans les lois de la physique. La loi de la gravité est-elle révocable par une assemblée fut-elle représentative de l’ensemble des êtres vivants ?

Les lois de la biologie obéissent également au principe de la hiérarchie, le fonctionnement du corps humain en est l’exemple le plus frappant. Le centre de décision est éminemment centralisé dans le corps humain et chaque organe et chaque cellule obéit à une fonction prédestinée et non librement choisie. C’est pourquoi avant l’ère moderne, lorsque les sociétés humaines aspiraient encore à s’intégrer à l’ordre cosmique, le système des castes était le système prévalent,aussi bien chez les peuls ou les khassonkés d’Afrique de l’ouest que dans le Japon médiéval sous l’ancien système de lois ritsuryo. Ce système de castes organisait la société à l’image du corps humain privilégiant la complémentarité et l’union de ses membres. Ce célèbre hymne du Rig véda, les saintes écritures hindoues, en étant la meilleure illustration : « Qu’est-il advenu de la bouche de l’esprit cosmique ? Qu’est-il advenu de ses deux bras ? Qu’est-il advenu de ses deux cuisses ? Comment ses deux pieds se sont-ils appelés ? De sa bouche sont venus les brahmanes. De ses deux bras est venu le rajanya (les kshatriya) De ses deux cuisses sont venus les vaishya. De ses deux pieds sont venus les shudras ». Les brahmanes détiennent le pouvoir sacerdotal et gouvernent le devenir des âmes, les kshatriya le pouvoir temporel et le rôle de législateurs, les vaishya ont la charge de produire les biens et ont l’initiative économique enfin les shudras sont des serviteurs.
caste_system dans Histoire
Il est tout à fait courant en Occident de s’indigner du caractère inique du système de castes hindou, mais force est de constater que ce système de castes a pour finalité première la coopération et l’union de ses membres à travers la complémentarité de leurs fonctions. Car chaque caste participe par sa fonction au bien être de la communauté et est par essence indispensable à la collectivité, il n’existe donc pas de chômage. D’autre part la finalité première étant la préservation de l’intérêt de la communauté , une caste renoncera à ses prérogatives si le devenir de la communauté est dans la balance. Ainsi la caste des vaishya, celle des commerçants se verra contrainte de vendre à perte si le fait pour elle de réaliser des profits engendre une pénurie dommageable à la communauté. Ce cas de figure est évidemment impensable aujourd’hui puisque l’on demande à l’ensemble des nations d’Europe de sacrifier leur avenir au profit des marchés.
Si dans un régime démocratique l’équité est réputée résider dans la liberté individuelle, dans un système hiérarchique l’équité réside dans la primauté de l’intérêt collectif. Car finalement l’injustice réside t-elle davantage dans la privation des libertés individuelles y compris les plus invraisemblables, que dans le non respect de l’intérêt du plus grand nombre? Force est de constater que la hiérarchie constitue un élément de l’ordre naturel dont l’addition de libertés individuelles aggrave le caractère inique.

D’autre part la structure mentale et psychologique de l’individu est symptomatique de la structure de la société. Cela les civilisations antiques l’avaient bien compris, elles qui s’efforçaient de faire coïncider l’organisation de la société avec l’organisation de l’esprit et du corps humain afin qu’il en résulte un meilleur être de l’individu. Nous pouvons convoquer ici l’allégorie de l’attelage ailé développée par Platon dans son Phèdre. Le cocher figurant la raison dirige un attelage où sont appareillés un cheval blanc et un cheval noir, le premier figurant les appétits irascibles de l’individu, le second ses appétits concupiscibles. Qu’advient-il alors lorsqu’une société se retrouve dirigée non par la tête mais par les cuisses ? Lorsque l’intérêt marchand vient à primer la dignité humaine ? Il en résulte une propension à l’autodestruction de tout le système. Le vaishya n’étant pas habilité à gouverner les âmes, il déterminera que l’âme n’existe pas en instaurant l’athéisme comme religion d’état. Le vaishya nourissant une grande défiance à l’égard des notions de noblesse, de vaillance et de don de soi humiliera le kshatriya en extirpant les vertus viriles au profit d’une promotion stratégique du féminisme. Enfin le vaishya rétrogradera les shudras du statut de serviteurs à celui d’esclaves économiques.

Peut-on encore s’étonner devant cette nécrose programmée de notre société que la maladie du siècle soit le cancer ?

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La plus monstrueuse falsification de l’histoire de l’humanité

La plus monstrueuse falsification de l’histoire de l’humanité dans Histoire vm4ebf21a7-226x300

« La plus monstrueuse falsification de l’histoire de l’humanité par les historiens modernes » c’est en ces termes que l’historien et anthropologue Cheikh Anta Diop a qualifié l’attribution d’une ascendance blanche aux égyptiens de l’antiquité par les historiens de l’ère moderne. Dans son essai Nations nègres et culture rédigé en 1954, il ébranle jusqu’aux fondements de l’égyptologie, discipline nouvelle qui naquit dans le sillage des conquêtes napoléoniennes et qui se développa par la suite à l’ombre des empires coloniaux français et britanniques.

Cheikh Anta Diop, chercheur visionnaire, intrépide et audacieux comme le qualifia Césaire, lutta toute sa vie durant contre le conformisme et l’hostilité de nombre de ses pairs comme d’une grande partie de l’intelligentsia bourgeoise pour qui la reconnaissance négroïde de la civilisation égyptienne venait heurter pour le moins durement le mythe civilisateur du projet impérialiste et colonial. Beaucoup d’ailleurs ne se privèrent pas de qualifier ses travaux d’inconsistants et de fallacieux. Il faut dire qu’une reconnaissance négroïde de la civilisation égyptienne venait mettre à mal toute la construction idéologique qui établissait comme socle des nations européennes, la civilisation grecque, elle-même l’héritière de la civilisation égyptienne pour ce qui concerne la cosmogonie, les arts et les sciences en un mot, la culture. Car enfin comment imaginer que l’on puisse devoir l’essentiel des connaissances en mathématiques, en politique, en agriculture et en arts à une race à qui l’on prétendait apporter le progrès ?

Si la plupart des arguments en faveur d’une ascendance blanche des égyptiens de l’antiquité relèvent de prises de position passionnelles ou idéologiques, les arguments de l’historien d’origine sénégalaise sont pour le moins clairs et imprégnés de l’exigence de rigueur que lui imposait sa formation pluridisciplinaire en sciences exactes. C’est ainsi que par une approche méthodologique, il en est venu à questionner les écrits des contemporains de la civilisation égyptienne, les pères de l’histoire que sont Hérodote et Diodore de Sicile. Hérodote affirmait en parlant des habitants de la Colchide : « Les Egyptiens pensent que ces peuples sont des descendants d’une partie des troupes du pharaon Sésostris, je le conjecturai sur deux indices, le premier c’est qu’ils sont noirs et qu’ils ont les cheveux crépus ». (Histoires, Livre II) Diodore de Sicile établissait quant à lui, la parenté de la civilisation égyptienne avec la civilisation éthiopienne : « Les Ethiopiens disent que les Egyptiens sont une de leurs colonies qui fut menée en Egypte par Osiris. Ils prétendent même que ce pays n’était au commencement du monde qu’une mer, mais que le Nil entrainant dans ses crues beaucoup de limon d’Ethiopie, l’avait enfin comblé et en avait fait une partie du continent. Ils ajoutent que les Egyptiens tiennent d’eux, comme de leurs auteurs et de leurs ancêtres, la plus grande partie de leurs lois ; c’est d’eux qu’ils ont appris à honorer les rois comme des dieux et à ensevelir leurs morts avec tant de pompe ; la sculpture et l’écriture ont pris naissance chez les Ethiopiens. » (Histoire universelle, livre III). Dans l’Ancien Testament, l’Egypte est réputée peuplée par la descendance de Cham ancêtre des noirs, Cham dérivant lui-même de Kemit, qui signifie noir, nom par lequel les égyptiens désignaient leur pays.

Champollion le Jeune, père de l’égyptologie commente dans une lettre adressée à son frère les bas-reliefs du tombeau d’Ousiréï 1er représentant les différentes races d’hommes connues des Egyptiens se tenant devant le dieu Horus. «Les hommes guidés par le pasteur des peuples, Horus appartiennent à quatre familles distinctes ; le premier, le plus voisin du dieu est de couleur rouge-sombre ; les légendes désignent cette espèce sous le nom de Rôt-en-ne-Rôme, la race des hommes, les hommes par excellence, c’est-à-dire les égyptiens. Il ne peut y avoir aucune incertitude sur la race de celui qui vient après, il appartient à la race des nègres qui sont désignés sous le nom général de Nahasi. Le suivant présente un aspect bien différent, peau couleur de chair, tirant sur le jaune ou teint basané, nez fortement aquilin, barbe noire…ceux-ci portent le nom de Namou. Enfin le dernier a la teinte de peau que nous nommons couleur de chair, ou peau blanche, le nez droit, les yeux bleus, barbe blonde ou rousse, taille haute et très élancée, vêtu de peau de bœuf, conservant encore son poil, véritable sauvage tatoué sur diverses parties du corps ; on les nomme Tamhou. Je me hâtai de chercher le tableau correspondant à celui-ci dans les autres tombes royales et en le retrouvant en effet, plusieurs variations que j’y observais, me convainquirent pleinement qu’on a voulu figurer ici les habitants des quatre parties du monde, selon l’ancien système égyptien, savoir : 1° – les habitants de l’Egypte qui à elle seule formait une partie du monde, d’après le très modeste usage des vieux peuples 2°- les habitants propres de l’Afrique, les nègres, 3° – les asiatiques, 4° -enfin(et j’ai honte de le dire, puisque notre race est la dernière et la plus sauvage de la série) les européens qui à ces époques reculées, il faut être juste, ne faisaient pas une trop belle figure dans ce monde. Il faut entendre ici, tous les peuples de race blonde et à peau blanche, habitant non seulement l’Europe mais aussi l’Asie leur point de départ. Cette manière de considérer ces tableaux est d’autant plus la véritable, que dans les autres tombes les mêmes noms génériques reparaissent et toujours dans le même ordre. On y retrouve aussi les Egyptiens et les Africains représentés de la même manière, ce qui ne pouvait être autrement, mais les Namou (les asiatiques) et les Tamhou (les races européennes) offrent d’importantes et curieuses variations ». (Lettres écrites d’Egypte et de Nubie en 1828 et 1829).
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Il n’existe pas de race rouge-sombre, il n’existe pas de noir dans le sens exact du terme non plus, la couleur des noirs tirant sur le brun sans pouvoir être plus qualifiée, les deux premiers personnages des bas-reliefs représentent donc deux nuances de la même race noire. Il est donc particulièrement troublant que tant d’historiens se soient fourvoyés au point d’attribuer une ascendance blanche à la race égyptienne. Cet état de fait peut être expliqué en partie par les invasions successives que subit l’Egypte tout au long de son histoire vieille de 10000 ans. Conquise par les perses en -525, les macédoniens avec Alexandre, les romains avec Jules César en -50, les arabes au VIIème siècle, les turcs au XVIème siècle, les français avec Napoléon puis les britanniques au XIXème siècle. L’Egypte a connu un processus de métissage continu qui prit des airs de politique d’assimilation sous le règne des Ptolémés vers -200, le philologue suisse Bachofen faisant même état d’une instrumentalisation du culte de Dionysos comme « moyen particulièrement efficace de favoriser l’assimilation des grecs conquérants et leur fusion avec les égyptiens indigènes ». (Du règne de la mère au patriarcat, Johann Jacob Bachofen, 1938).

Les conclusions quant à l’ascendance blanche des égyptiens auquel nombre d’historiens sont parvenues peuvent donc avoir été essentiellement dictées par l’observation des peuples sémites et blancs peuplant actuellement l’Egypte, un peu comme si l’on avait décidé d’attribuer la parenté du menhir de Kerloas en Bretagne à l’actuelle communauté malienne de Brest.

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